25/10/2006
Zool Corporation™
Chinoizeri est mort, vive je ne sais quoi !
Bon.
En toute honnêteté, ça me fait doucement me rigoler de refaire un sot (ouioui) par ici, après toutes ces plombes d'un vil et lâche abandon. Tant longtemps que même, oui même, je tâtonne comme une manchote pour me réapproprier les vagues fonctionalités de cette bouzine.
Un petite passage par les stats (quel outil cocasse) m'apprend que je dois l'essentiel des fréquentations sur ces pages mortes à mon utilisation malhonnête du mot turlutte, et ça m'émeut.
Toujours est-il que si je refurette impromptuement en ces pages, c'est en toute simplicité dans une optique promotionnelle. Il s'avère que je viens de lancer un projet qui m'est cher sur un autre super tout virtuel lui aussi (car, pour bloggueuse pénitente que je sois, rassurez-vous je reste une foutue nerd).
C'est un projet qui parle de vie, c'est un projet qui parle d'amour, c'est un projet qui parle d'éveil, c'est un projet qui contre toute apparence ne parle pas de secte, c'est un projet qui parle aux tympans et aux tripes. Ou un peu plus bas.
Bref, tout autant par stratégie marketing que par flemmardise animal, j'en reste là, mais vous invite à passer d'un bon pas voir ce qu'il se passe par là.
Car en plus d'assumer ma nerdise, je suis hype.
19:02 Publié dans De ce qui n'a rien à faire ici | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/07/2005
Milk-eyed mender
Il y a des fois, ces fameux jours où l'éveil me fait défaut, des fois où les tonalités anglosaxonnes me dépriment et m'effarouchent.
Et puis, dans ce bus presque vide et exclusivement féminin, ma voisine de siège parlait à sa copine avec un zeveux sur la langue.
Touchée.
19:24 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03/07/2005
Pouet
Une traversée d’un bout du centre vers 2.30am. Lâchée par le taxi au niveau de Parnell Street, au nord de la Liffey, chemin de douanier le long d’O’Connell Street, par-dessus les eaux, abords du Trinity College, attente du bus de nuit. Trop entendu de personnes bienveillantes me dire de faire attention. Traversée de la grosse artère toute palpitante, spots lumineux, aiguille mégalomaniaque, quartier commercial flambant neuf. De jeunes gens un peu partout. Un de mes clichés incarnés. Odeur de friture, démarches floues, en meute, en couple, en solitaire, éclats de voix aux tonalités caoutchouc, couche de graisse sur les vitrines, les briques et les tissus, chips et pop corns écrasés, les taxis s’arrêtent, un chinois accroché à une barrière, faciès banals baignés de quelques degrés de stout, paupières lourdes et œil stupide, mâchoires bovines, caquètements aigrelets, effets méchés scintillants, coude flasque et exhibition de goitres, peaux d’orange, trop de chemises rayées, trop de fard primaire, trop de gélatine dans les cheveux, trop de bottes montantes et de volants courts, trop d’épaules couvertes de couleurs franches, trop d’agressions en devenir dans chaque ruelle. Accès misanthropico-sécuritaire. Crainte de me mettre à crier si quelqu’un me touche ou m’adresse la parole. Je crois que ce soir je suis un peu fatiguée et j’ai envie qu’on me lise de la poésie.
Et puis un mail. Oh ! Un bisounours frappe au carreau !
04:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30/06/2005
Pluche
Certes, je ne contesterai pas que j'ai déjà eu des idées plus lumineuses que me promener avec une boîte de 150 punaises dont le système de fermeture laisse à désirer dans mon sac.
23:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tchicaboum
Alors,
il y a des demoiselles qui manient la perceuse,
il y a des messieurs qui portent des gateaux au chocolat sur des plaques de plastique épais,
il y a des messieurs et des madames qui poussent des tables,
il y a des messieurs qui triturent des boutons,
il y a des bonhommes qui posent des bandes de gros scotch blanc au sol,
il y a des demoiselles qui font des folies de leur corps en haut des échelles,
il y a des gonz qui ont acheté des citrons,
il y a des madames qui disposent des dents pourries dans des petites cases,
il y a des miss qui répandent des sachets de thé séchés dans leur case,
il y a des hommes impressionnants qui mettent des smokings,
il y a des instruments de musique qui débarquent,
il y a du triturage de dernière minute de DVD,
il y a des garçons moulés dans des T-shirt rouge qui font des mouvements bizarres avec leur corps,
il y a des capoeiristes qui ne veulent plus partir,
il y a des tapis de relaxation foulés,
il y a des crayons de couleurs gisants,
il y a du poivre, du blanc, du noir, de la poudre à éternuer et du spot lumineux pour les donations,
et ça dure trois heures.
Et puis, si on était au dehors, quand on était au dehors et qu’on y retournera, il y aura toujours la maman à poussette avec sa fille à poussette aussi, il y aura toujours des gens qui se tiendront sur les mains, il y aura toujours des bulles de savons qui s’échapperont des fenêtres des pubs, il y aura toujours le pataclop pataclop et les longs poils aux pattes des calèches, il y aura toujours les touristes italiens avec leurs sacs à dos jaunes, il y aura toujours des publicités qui nous affirmeront que « Guinness is good for you », il y aura toujours les toilettes pour dames problématiquement indiquées en gaélique, il y aura toujours ce plancher qui tremblent aux claquements de pied du public, il y aura toujours des leprechauns qui se sentent tout puissant.
14:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


